Prix « Le Monde » de la Recherche Universitaire 2011 et 2012

Par Thomas BRETON, Doctorant, ENS de Lyon

En 2011 et en 2012, Emilie Capron et Jessica Flahaut, deux anciennes Géologues de l’ENS de Lyon ont reçu le Prix Le Monde de la Recherche Universitaire. Ce Prix récompense chaque année dix jeunes docteurs : cinq en sciences humaines et sociales et cinq en sciences de la vie, de la matière et des technologies.

Emilie Capron

Ces glaces qui enregistrent les variations climatiques

La thèse d’Emilie Capron, intitulée « L’air piégé dans les glaces polaires : contraintes chronologiques et caractérisation de la variabilité climatique rapide » a retenu l’attention du jury de l’édition 2011. Pendant trois ans, Emilie a mené ses travaux au Laboratoire des Sciences du Climat et de l’Environnement (LSCE : CEA – CNRS – Université Versailles-Saint-Quentin). Les études qu’elle a menées en parallèle sur des carottes de glaces du Groënland et d’Antarctique lui ont permis de mettre en évidence des variations très rapides du climat de l’hémisphère Nord. Ces variations rapides entrainent une modification inverse du climat dans l’hémisphère Sud, notamment à cause des perturbations des circulations océaniques. Le travail qu’elle a réalisé représente une avancée importante pour les climatologues en ce qui concerne l’évaluation des modèles d’évolution du climat et la comparaison aux données du passé.

Jessica Flahaut

Mission to Mars

La thèse de Jessica Flahaut, intitulée « Minéralogie de Valles Marineris (Mars) par télédetection hyperspectrale: histoire magmatique et sédimentaire de la région » a quant à elle été primée pour l’édition 2012. Au cours de ses travaux réalisés au Laboratoire de Géologie de Lyon (LGLTPE : ENS de Lyon – Université Lyon 1 – CNRS), Jessica a su lever un peu plus le voile su la planète Mars, notamment grâce aux images spectrales de haute résolution issues de la caméra HiRISE, qui permet de distinguer des objets de quelques dizaines de centimètres. Ce formidable outil lui a permis d’étudier en détail la région de Valles Marineris, le plus grand canyon de la surface de Mars. Plusieurs milliards d’années séparent les roches du fond du canyon et celles de la surface martienne, ce qui en fait un objet de choix pour étudier l’histoire de Mars et notamment l’évolution de l’eau à sa surface. Grace à ses observations, Jessica a pu reconstruire l’histoire géologique de Valles Marineris et mettre en évidence la présence d’eau en abondance sur Mars au début de son histoire.

Félicitation à toutes les deux, en leur souhaitant autant de réussite pour l’avenir.
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